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L’impact de l’annulation du programme TPS sur les communautés haïtiennes aux Etats-Unis

  • Sep 4, 2017
  • 3 min read

En janvier 2018, le président américain Trump mettra apparemment un point final au programme migratoire connu sous le nom de TPS, instauré par son prédécesseur, Président Obama, en faveur des haïtiens qui ont été victimes en Haiti du séisme de janvier 2010. Un programme qui permettait aux haïtiens victimes du tremblement de terre de rester temporairement aux Etats-Unis en vue de recoudre les lambeaux de leur existence déchirée de mille façons par le séisme dévastateur.

Dans un memo rendu public le 24 mai 2017, le secrétaire d’alors de Homeland Security John F. Kelly a informé que les haïtiens qui bénéficiaient de ce programme auraient jusqu’au 22 janvier 2018 pour éventuellement quitter les Etats-Unis. Ceci, dans le cadre des promesses anti-immigration que Trump avaient faites lors de sa campagne électorale de 2016 aux fins de satisfaire ses partisans ultra-conservateurs, parfois racistes, dont l’ultime objectif est de rendre « l’Amérique grande à nouveau », voire « blanche » encore une fois.

Depuis la publication du memo de John F. Kelly, la panique et la détresse se sont installées dans les cœurs et les esprits des haïtiens vivant dans les communautés de la diaspora, plus particulièrement de Little Haiti où Trump s’était fait passe pour leur « champion » devant un petit groupe d’haïtiens qui étaient pratiquement prêts à s’agenouiller devant lui, quémandant (begging) ses faveurs et priant qu’il soit élu président.

Des haitianoaméricains vouant leur soutien à Trump durant son passage à Miami lors de la campagne présidentielle aux Etats-Unis en 2016

Parallèlement nous avons appris au moment de publier cet article que Trump a décidé de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) avec un 6 mois de délai, lequel protégeait les « rêveurs » de déportation, en l’occurrence ceux qui étaient venus depuis leur tendre enfance aux Etats-Unis avec des parents sans papier.

Ce qui montre que Trump est sans retenue morale et qu’il expulserait également sans aucune forme de considération les haïtiens en vue de satisfaire sa « base » politique.

Entretemps, nos 58.000 compatriotes pris dans cet imbroglio (migratoire), ne savent à quel saint se vouer. Le désespoir et la panique sont, semble-t-il, les deux sentiments qui prévalent maintenant à Little Haiti, selon le Toronto Star. Les gens ne savent où donner de la tête ou bien en ont par-dessus la tête avec leur familles, enfants menacées d’instabilité après qu’ils eurent à peine trouvé une existence moins mouvementée suite au séisme ayant saccagé leur pays Haiti il y a sept ans, tuant environ 200.000 personnes.

The Toronto Star a décrit des exemples de drames réels touchant certains de ces migrants. De notre côté, nous sommes personnellement au courant de l’histoire de ceux qui sont venus d’Haiti en 2010 comme des handicapés, des amputés, des paraplégiques ou quadriplégiques affligés de paralysie du fait de trauma physique souffert durant le tremblement de terre. Renvoyés en Haiti, ils seront sans nul doute envoyés à leur mort, car Haiti ne pourra jamais prendre soin d’eux du fait d’un système sanitaire et d’une infrastructure sociale qui ne répondent pas aux besoins de santé même des plus élémentaires.

C’est le cas de dire que si le TPS n’est pas renouvelé en faveur de ces migrants haïtiens, ces derniers seront des victimes de l'adversité une fois de plus. Mais cette fois-ci, ils seront des victimes d’un « champion » (Trump et quel champion) qui a été hélas soutenu et élu par d’autres haïtiens.

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