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DIASPORA

Le vice-premier coréen vante l'économie de son pays au reste du monde en mai dernier ​à Londres

L'ancien président dominicain rendu responsable de l'haitianophobie en République dominicaine

Dans une lettre adressée à l'ancien président dominicain Leonel Fernandez, un goupe d'environ 150 personnalités haitiennes et étrangères lui demande d'intervenir pour faire baisser la montée de l'haitianophobie en République dominicaine. Fernandez a été visé en sa qualité de Président du Parti de la libération dominicaine (PLD) et principal bénéficiaire de la campagne antihaïtienne durant les élections de 1996. Cette campagne, selon les expéditeurs de la lettre, n’a pas cessé provoquant ainsi de sérieuses préoccupations pour la paix entre les deux peuples depuis le commencement de l’année 2015. 

"Le mois de février est particulièrement marqué par des manifestations hostiles à Haïti et la communauté haïtienne, dont la souillure sur la voie publique du drapeau national ; la déclaration de guerre contre l’immigration illégale par des groupes cagoulés et la pendaison de Henry Claude Jean sur la place Ercilia Pepin de Santiago. M. Fernandez a manifesté en plusieurs occasions, spécialement sur la scène internationale, son intérêt pour de meilleurs rapports entre les deux pays de l’île. Néanmoins, sur le terrain, ses liens étroits avec les groupes antihaïtiens provoquent ambiguïtés et confusions." (Source: Le Nouvelliste)

 

Voici la teneur de la lettre envoyée à Fernandez:

 

Honorable Dr Leonel Fernandez

Président du parti de la Libération Dominicaine (PLD)

 

Mr le président,

 

Malgré que, lors des élections présidentielles de 1996 en République Dominicaine, vous ayez bénéficié de la campagne anti-haïtienne la plus haineuse depuis la dictature de Trujillo, votre arrivée au pouvoir avait été favorablement accueillie des deux côtés de l’île parce qu’elle semblait représenter un renouveau dans la vie politique dominicaine, susceptible de permettre aux rapports binationaux de prendre une nouvelle direction.

 

Certainement vos trois mandats (1996-2000, 2004-2008, 2008-2012) ont été marqués par quelques initiatives louables dont le don de l’Université Henri-Christophe à Limonade, dans le cadre de la reconstruction qui a suivi le séisme en Haïti. Cependant, ils ont été à la fois lourdement entachés par des évènements les uns plus ignobles que les autres, à cause de votre ambivalence.

 

En cette pénible circonstance du meurtre atroce de Claude Jean Harry, le 11 février 2015 à Santiago,  qu’il nous soit permis d’évoquer ici la mémoire des victimes haïtiennes de graves violations de droits humains par des militaires a Guayubin en juin 2000; des accrocs xénophobes de Hatillo Palma en 2005, de Carlos Nerilus en 2009.

 

Dans le plus pur style du Ku Ku Klan, le corps pendu de ce jeune cireur de bottes, avec des marques de violence, a provoqué les pleurs des Dominicains qui le connaissaient, le rejet de la société et la douleur de la communauté haïtienne toute entière. Toute tentative  de chercher un bouc émissaire parmi les compatriotes de la victime est indécente et révoltante.

 

Avec indignation, nous portons à votre attention que cette action déshumanisante est une conséquence de trop de la croisade anti-haïtienne lancée pour vous appuyer et qui n’a cessé depuis de prendre de l’ampleur. Ses porte-paroles les plus radicaux ont occupé avec vous et occupent jusqu’à présent d’importants postes gouvernementaux sur la base d’alliances avec le PLD.

 

Nous vous économisons le temps de décrire ici les coïncidences de leurs positions avec les vôtres sur le dossier migratoire et particulièrement le droit à la nationalité des dominicains d’origine haïtienne avant la réforme constitutionnelle de 2010.

 

 Nous voulons seulement rappeler que, jusqu’à votre dernier mandat, la présidence autorisait, à l’encontre de la loi du travail, l’usage d’un pourcentage plus élevé de travailleurs migrants que de nationaux tant dans l’agro-industrie comme sur les chantiers de construction des grands projets de l’État.

 

Face à la gravité de la situation, nous sollicitons vos bons offices, en votre qualité de leader du parti de Juan Bosch et de vos sympathisants, afin de prendre en main une situation qui  dégénère, sinon l’histoire retiendra votre lourde responsabilité dans un nouveau massacre d’Haïtiens en République Dominicaine avec des répercussions évidentes pour la paix et la souveraineté des deux pays.

 

En dernier lieu, tenant compte de votre présence active sur la scène internationale, nous vous exhortons sincèrement à réfléchir sur la question de savoir si politiquement et moralement l’anti-haïtianisme serait votre meilleur cheval de bataille électorale en cette occasion.

 

Nous vous remercions, Monsieur le Président, de l’attention que vous porterez à la présente et vous prions d’agréer nos salutations distinguées.

 

(Suivent les noms des signataires de la lettre)

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Une vue de montagne de la Corée du Sud.​ Regardez les fleurs !

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